Le Brexit a secoué toute l'Europe, à commencer par les britanniques eux-même. Si le Brexit a été voté par référendum, cela ne veut nullement dire que tous les britanniques souhaitent un retrait de la Grande-Bretagne de l'union européenne car en effet, les votants pour étaient motivés par des discours conservateurs. 

Ces mêmes discours qu'incarne aujourd'hui Boris Johnson, dont la popularité n'a pas cessé de baisser depuis qu'il a prix la décision unilatérale de suspendre le parlement britannique. Une décision totalement illégale selon la cours suprême britannique

Le Brexit est donc loin de se passer sereinement comme l'envisageaient la plupart des votants pour. On peut notamment constater cela à travers la difficulté que la Grande Bretagne éprouve pour la désignation d'un premier ministre capable d'aller jusqu'au bout sans pour autant y laisser les intérêts du pays. 

Le Brexit, des freins qui n'en finissent pas ?  

Le Brexit ne se passe pas du-tout comme l'auraient souhaité les conservateurs. N'ayant pas réellement apprécié l'impact que cela pourrait avoir au niveau interne que externe, les conservateurs britanniques se trouvent tout simplement dans l'impasse. 

Après l'échec de Theresa May dans la conduite du Brexit, les conservateurs espéraient que Boris Johnson aurait davantage de cran et pourrait accélérer le processus tout en garantissant le maintien des intérêts de la Grande-Bretagne. Cependant, Boris Johnson a eu un excès de cran allant jusqu'à la suspension du parlement britannique. Une décision qui a suscité la colère des députés élus à l'assemblée. 

La première audience de la Cour suprême britannique qui s'est tenue en mi-septembre sur la légalité de la décision de Boris Johnson au sujet de la suspension du parlement. En effet, les opposants de cette décision ont dénoncé la tentative de réduction au silence des débuts britanniques par le premier ministre en vue d'imposer un Bexit sans accord dont la Grande-Bretagne serait perdante.

La cours suprême britannique a jugé la décision du premier ministre comme illégale malgré qu'il eut l'assentiment de la Reine Elizabeth II, par ailleurs, la cours suprême devra également déterminer si le conseil donné par le premier ministre à la reine était légal ou non. Toutefois, la cours suprême a précisé que le verdict n'aura aucun impact sur le calendrier Brexitqui aura lieu le 31 octobre. 

Un Brexit encore plus dur que prévu 

Le Brexit de Boris Johnson serait encore davantage plus dur pour le Royaume – Uni sur le plan économique que le Brexit de Theresa May. Par ailleurs, il devra dépendre des futures relations économiques que devrait entretenir le Royaume Uni avec l'Europe. 

L'impact des fictions commerciales et leur effet sur la productivité était beaucoup plus intéressant avec le Brexit May, étant donné qu'il s'élève à 2000 livres par personne annuellement, alors qu'avec le Brexit May, il était estimé à 1500. Toutefois, il reste toujours mieux que ce que l'OMC imposerait, soit 2500 livres par personne.  

Par ailleurs, sur le plan immigration, le plan May et le plan Johnson se rejoignent sur l'abolition de la libre circulation entre l'Europe et le Royaume Uni, certains même estiment que le plan Johnson est plus souple par rapport au plan May. 

Le Brexit serait donc plus dur pour plusieurs raisons : 

  • la politique autoritaire et unilatérale engagée par Boris Johnson, 
  • la montée des opposants au Royaume uni, 
  • le durcissement des accords par les pays européens, 
  • les prévisions économiques qui seraient loin d'être favorable au Royaume Uni. 

L'évolution du Brexit prendra un grand tournant après le 31 octobre 2019, car c'est à partir de là que va se dessiner concrètement la trajectoire que va prendre le dossier. Par ailleurs, il faut noter que dans ce bras de fer entre l'union européenne et la grande Bretagne, le plan Johnson ne saurait être satisfait entièrement.   

  

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