Après le grand plan de restructuration qui a été récemment mis en place par la Deutsche Bank ainsi que les nombreuses suppressions de poste prévues par la Société Générale, la HSBC n’est pas en reste et commence à penser réduire considérablement ses effectifs. Le coup risque d’être radical étant donné que la banque sino-britannique est sur le voie de supprimer 10.000 postes

Cette information a été relayée par le Financial Times. Ce dernier affirme également que c’est Noel Quinn, le nouveau PDG de la HSBC, qui veut lancer ce projet. Noel Quinn travaille sur ce chantier depuis son installation en août 2019 en succession à John Flint. 

Les problèmes rencontrés par la HSBC

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La HSBC a racheté le CCF (Crédit Commercial de France) en 2000 mais n’a jamais été capable d’égaler les réseaux domestiques de grande ampleur. De plus, la HSBC France a  vendu en 2008 l’ensemble de ses établissements régionaux. Elle ne compte donc aujourd’hui que 250 agences en France dont la moitié est située en Île-de-France. HSBC France compte environ 800.000 particuliers actifs servis par 3000 salariés. Les spécialistes considèrent qu’il s’agit d’une petite banque  avec la structure et l’héritage d’une grande banque. La HSBC est connue dans le milieu bancaire pour ses pannes informations récurrentes. Pour y remédier, elle a engagé un grand chantier afin de digitaliser tous services et outils. Le but est in fine de passer du système de core banking au logiciel SAB. Selon certains banquiers, ce projet sera achevé en décembre 2020. 

Cependant, toutes ces dépenses en vue de moderniser la banque pèsent énormément sur sa rentabilité. Même si plusieurs mesures d’économies ont été prises, notamment en supprimant des postes, les coûts demeurent élevés. Les revenus, quant à eux, n’ont pas cessé de se dégrader à cause de la pression de la BCE (Banque Centrale Européenne) en rapport avec les taux bas. La fin de l’année 2018 a été marquée par une perte de plus de 55 millions d’euros pour la banque de particuliers. Il n’y donc pas foule lorsqu’il s’agit de rachat de la HSBC

Une réduction des coûts indispensable à la HSBC

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La HSBC se trouve dans l’obligation de supprimer des postes. Ce sont les postes les mieux rémunérés qui sont visés. Cette suppression majeure s’inscrit dans une campagne de réduction de coûts qui est mené par Noel Quinn qui assure qu’il est indispensable à la HSBC. La source anonyme qui a divulgué l’information a déclaré que la HSBC sait depuis années qu’elle doit agir pour réduire ses coûts de fonctionnement. Ces derniers ont pour principale composante le nombre des employés. 

Il faut savoir qu’en août 2018, l’ancien PDG John Flint a soudainement annoncé son départ après avoir occupé ce poste 18 mois seulement et sans fournir une raison qui pourrait expliquer cette décision. Au même moment, la direction de la HSBC a décidé de supprimer 4000 emplois dont la majeure partie sont des postes de direction. Ces mesures sont prises dans l’objectif de restructurer la banque afin de faire face à la crise mondiale qui se profile.

Une perte de croissance au niveau mondial

Le bénéfice net de la HSBC au terme du premier semestre 2019 a connu une augmentation de plus de 18% comparé aux résultats de l’année précédente. Le chiffre s’élève à prés de 9 milliards de dollars. Comme c’est le cas pour la HSBC, plusieurs autres grandes banques veulent procéder à une réduction de leurs coûts. C’est le cas par exemple pour :

  • Wells Fargo ;
  • JPMorgan Chase ;
  • La Deutsche Bank ;
  • La Société Générale.

Ces dernières ont dû revoir leurs prévisions de bénéfices à la baisse pour l’année 2019. Du côté des banques centrales, elles tentent tant bien que mal d’assouplir leur politique monétaire pour faire face à une perte de la croissance au niveau mondial. La Deutsche Bank et la Société Générale ont annoncé respectivement la suppression de 18.000 et 1600 postes. Le plan de restructuration de la HSBC mis en place vise plutôt les postes situés dans les principales divisions de la banque. 

La division qui reste très fortement attachée à Hong Kong prévoit de continuer à recruter en Asie étant donné qu’elle y réalise plus de 80% de ses bénéfices. On ne sait toujours pas si la HSBC France est concernée par cette suppression de postes ou pas. On sait seulement que le plan de restructuration vise surtout l’Europe. La branche française de la banque sino-britannique vit actuellement une revue stratégique. Le sujet commence à attiser et à agiter le secteur bancaire. En effet, plusieurs groupes seraient intéressés par un actif tel que celui là. C’est le cas notamment pour le Crédit Agricole, la Société Générale ou encore le Crédit Mutuel Arkéa.

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